Comment répondre à leurs pourquoi?

Il n’est pas toujours facile de répondre à leurs questions en rafale. Voici comment satisfaire leur curiosité. Dis Maman, pourquoi les feuilles sont rouges? Pourquoi je suis une fille et pas un garçon? Pourquoi la mouche ne bouge plus? etc.

Dès que l’enfant maîtrise bien le langage, vers l’âge de 3 ans, il s’en sert pour découvrir le monde. Ses questions s’enchaînent… jusqu’à l’épuisement des parents. Comment, en effet, ne pas se lasser de ce questionnement continuel?  En sachant qu’ainsi il témoigne de son niveau de réflexion et que vos réponses en satisfaisant sa curiosité, attisent son désir de connaissance, ce qui s’avérera bien précieux par la suite.

Répondez de façon brève et concrète, avec des mots simples, les réponses trop longues le lassent vite. Et, surtout, montrez-vous heureuse de partager avec lui vos connaissances Ne vous moquez jamais de l’ignorance d’un enfant ni de ses fausses conceptions et répondez-lui avec le sérieux qu’il met lui-même dans ses questions. Mais ne vous sentez pas obligée d’avoir réponse à tout. « Je ne sais pas » est une réponse tout à fait acceptable, si elle n’est pas systématique. Il est même formateur pour l’enfant de savoir que ses parents ont encore des choses à apprendre. On peut alors consulter ensemble un dictionnaire ou une encyclopédie.  Avant de répondre, amusez-vous parfois à découvrir ce que l’enfant a en tête «Et toi, comment crois-tu qu’il va sortir, le bébé ?»

Puis, quand il vous aura donné sa réponse, vous pouvez ajouter: « Oui, c’est une idée, mais en fait les choses se passent autrement… »

Parfois «  la machine à questions»  s’emballe et devient un jeu. L’enfant, surtout s’il est très jeune, a trouvé là une manière d’attirer l’attention ou de retarder le moment du coucher. Jouez un moment, mais vous avez aussi le droit de dire: «Stop La suite des questions demain ! » Sachez aussi que cette tendance va en s’atténuant et qu’en grandissant ses questions vont gagner en profondeur et en maturité. Elles vont porter sur des sujets beaucoup plus sérieux comme la violence, le divorce, etc. Une seule consigne est à respecter: ne mentez jamais. Ne dites pas tout mais dites toujours la vérité La confiance qu’il a en vous dépend de cette franchise.

Si certaines interrogations vous mettent mal à l’aise, elles n’en sont pas moins légitimes. Sexualité, violence, divorce : la fréquentation des autres enfants à l’école et la télévision mettent les enfants en contact avec des réalités que vous auriez peut-être préféré aborder un peu plus tard. Le rembarrer parce qu’il est trop petit n’est certainement pas la solution: s’il a l’âge des questions, il a aussi celui des réponses et c’est en vous qu’il met toute sa confiance. Mais si vous êtes gênée, dites-le, simplement. Il existe des livres pour enfants abordant les sujets délicats et qui vous aideront à en parler plus facilement. D’autres questions portent sur la mort, Dieu, la morale. Il est important de lui montrer la différence entre les connaissances d’ordre général et la réflexion ou la morale personnelle. Une réponse en deux temps (je pense que…, d’autres pensent…) englobe l’enfant dans la culture familiale et lui laisse la possibilité de réfléchir de son côté pour se forger, peu à peu,

Il est important de lui montrer la différence entre les connaissances d’ordre général et la réflexion ou la morale personnelle. Une réponse en deux temps (je pense que…, d’autres pensent…) englobe l’enfant dans la culture familiale et lui laisse la possibilité de réfléchir de son côté pour se forger, peu à peu, ses propres idées. En résumé, soyez vraie, disponible et simple, quitte à répondre parfois: « A cette question, il n’y a pas de réponse toute faite. Tu devras trouver la tienne. »

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